Type 1 : Une surveillance glycémique régulière

Une surveillance glycémique régulière est le plus important Selon une récente étude, la surveillance du glucose en temps réel de glucose peut améliorer l’équilibre glycémique de jour et de nuit, mais seulement si la formation est adéquate et l’environnement favorable…. Un des avantages de cette technique est une moindre crainte des hypoglycémies. Les participants ont été classés en « répondant » avec une hbA1c de moins de 7% ou avec une baisse moyenne de 0,9% et en « non répondants » avec une HbA1c au-dessus de 7% ou une baisse trop faible. 90% utilisaient une pompe d'insuline. Les répondants avaient une capacité à maîtriser leurs émotions et à résoudre des problèmes, tandis que les non-répondants montraient plus d'inquiétude et de faible maitrise des réponses adéquates. Plusieurs participants ont rapporté une place trop importante accordé au diabète avec ce système et une impression de « robotisation ». Une nouvelle technologie, qui devra est abordé avec de nombreuses précautions en tenant compte en tout premier lieu des personnes.

American Diabetes Association congrès, Juin 2010, Orlando

Valorisation de l’autosurveillance glycémique en continu

La surveillance du glucose sanguin au bout du doigt introduite dans les années 70 a préparé le terrain pour la thérapie intensive à l'insuline, permettant une réduction substantielle des complications à long terme. Cette gestion intensive du diabète a entraîné une augmentation marquée des hypoglycémies graves. Nouvelle technologie, la surveillance de la glycémie en continue tente de relever ce défi. Une nouvelle étude, comparant un traitement par pompe asservi à un contrôle continu de la glycémie avec des injections quotidiennes d’insuline chez des adultes et des enfants avec un diabète de type 1 difficile à maîtriser, tendrait à le prouver. Equilibre vous a déjà parlé de ces nouveaux systèmes et actuellement les compensations d’insuline s’effectuent par la personne en fonction des lectures de glycémie. Sur 12 mois, la réduction de l’HbA1c est de 0,8 % avec la pompe et la mesure en continu et de 0,2 % avec les injections quotidiennes. Pour les enfants, il y avait une réduction de 0,4 % pour le groupe pompe et une augmentation de 0,2 % pour le groupe injection. L'amélioration n'a pas été associée à un plus grand taux d'hypoglycémie grave. Dans cette étude, l’autosurveillance en continu et le traitement par pompe ont été apporté conjointement, il reste donc difficile de faire la part des deux comme le remarque l’éditorialiste du journal. La surveillance des multiples facteurs affectant la glycémie (dose d'insuline, alimentation, exercice…) est une tâche complexe et la surveillance continue de glucose peut être vue comme une boussole qui indique si elle monte ou si elle baisse. Pour atteindre cet objectif, une bonne formation est indispensable et on peut tomber dans ce cas dans un esclavage face à la glycémie, consulté régulièrement. Cette technique peut devenir un atout en fonction des besoins des personnes (hypoglycémiques fréquentes…) ou la qualité de vie apportée compense les contraintes techniques (insérer, calibrer la sonde, réponses aux alarmes, disfonctionnement…) qui peuvent devenir un fardeau amoindrissant les avantages. Cette étude ne peut qu’encourager cette recherche, et dans l’attente d’une amélioration des techniques il sera intéressant qu’un plus grand nombre de personnes aient accès à ces moyens.

New England Journal of Medicine, 29 juin 2010

Pourquoi se laver les mains avant untest ?

Souvent lorsque l'on veut réaliser rapidement une glycémie, on ne prend pas le temps de se laver les mains. Si on a la possibilité, il vaut mieux l'éviter. Si les mains sont très propres, il n'y a pas de raison particulière pour réaliser un lavage des mains, cependant il peut éviter bien des erreurs. Par exemple, il enlève les débris alimentaires invisibles qui peuvent rester sur les mains. Par curiosité, effectuer une glycémie, non pas avec une goutte de sang, mais en tamponnant simplement une fois la bandelette avec la chair d'un fruit (pomme, poire...). Le résultat sera le plus souvent "Hi". Les réactions enzymatiques et colorimétriques des bandelettes peuvent varier d'une marque à l'autre. Les résultats varieront de même, mais ils sont le plus souvent affectés par les impuretés. Donc sans lavage des mains, ils n'ont pas toujours la fiabilité souhaitée. De plus un lavage des mains à l'eau chaude permet de dilater le réseau capillaire sur bout des doigts et de favoriser l'apparition d'une belle goutte. Il permet avec un bon séchage d'obtenir une goutte qui ne coule pas sur le doigt.

Glucomètres : précision relative

S’ils donnent 2 chiffres après la virgule pour signifier leur précision, elle n’est pas toujours aussi claire. Dans une étude menée en Australie, la précision par rapport aux tests effectués en laboratoire variait de 5 à 16 %.Les règles de commercialisation demandent que les lecteurs aient une précision dans les 20 % des résultats de laboratoire, ce qui permet la plupart du temps une surveillance correcte. Il est vrai que dans des circonstances spéciales, comme le diabète gestationel,une précision supérieure peut être souhaitée.

Diabetes Care, online January 7, 2010

Mesurer la glycémie au travers de l’oeil

La plupart des laboratoires promettent de nouveaux moyens de contrôler la glycémie sans intervention. Meditech étudie une nouvelle technologie conçue pour mesurer sans douleur des niveaux de glucose dans l'oeil humain. L'étude, implique aujourd’hui des lapins. La technologie qui consiste dans un balayage lumineux de l’œil donne des lectures de glucose sanguin avec un retard de seulement cinq minutes seulement sur le taux sanguin. L'erreur absolue moyenne était inférieure à celle observée avec les bandelettes classiques. Il faut donc maintenant obtenir les autorisations pour le tester chez l’homme. Le produit est prévu pour fonctionner comme des lunettes avec un faisceau lumineux de moins d’une seconde.

Réunion scientifique annuelle de la société de génie biomédical 2009

Différence de résultats entre le laboratoire et le lecteur

Beaucoup de diabétiques ont noté une différence de résultats entre le laboratoire et l'analyse qu'ils avaient réalisée avec leur lecteur. Il faut savoir qu'il y a des variations, faibles mais réelles, entre les laboratoires. Suivant la technique utilisée les valeurs normales indiquées sur le résultat transmis peut varier d'un laboratoire à l'autre. Les lecteurs de glycémie affichent des résultats avec deux chiffres après la virgule, le deuxième chiffre n'a aucune valeur car la précision des lecteurs actuellement est d'environ 10 à 20 % en bon état de fonctionnement et cela suffit amplement pour une bonne surveillance. D'autre part, lorsqu'une comparaison est effectuée, il faut que le test soit réalisé avec une goutte de sang du prélèvement envoyé au laboratoire. La glycémie est un paramètre qui peut varier très rapidement en une durée très courte, particulièrement chez un diabétique traité par l'insuline. En quelques minutes elle peut passer de 1 gramme à 2 grammes par litre. Donc si vous faites votre glycémie à 5 minutes d'écart avec le prélèvement les résultats ne sont plus comparables. En conclusion ne comparer entre eux que des résultats de glycémies prélevées au même moment. Les analyses doivent être effectuées dans des conditions techniques irréprochables. Dès lors : - un gros écart par exemple 192 mg/dl et 62 mg/dl permet d'affirmer que l'un au moins est faux - un écart moins important, mais net, par exemple 150 mg/dl et 210 mg/dl, incite à rechercher une erreur et essentiellement à vérifier la bonne utilisation du lecteur (étalonnage, dépôt d'une goutte correcte, temps, lavage des mains,etc.) - un écart modéré n'a rien de surprenant, rien d'inquiétant! Il s'agit des marges d'erreurs normales dans les techniques.

Vérifier le fonctionnement de son lecteur

Vous pouvez douter du résultat affiché par votre lecteur, un appareil peut toujours avoir une panne. La première démarche, facile à suivre, n'est possible qu'avec les bandelettes permettant un contrôle visuel. Vous vérifiez la plage colorée de la bandelette sur l'échelle colorée du flacon et vous regardez si le résultat affiché se trouve dans la fourchette. N'ayez pas toujours une confiance aveugle dans le chiffre affiché par le lecteur. La seconde démarche consiste à se procurer les solutions de contrôle fournies par les laboratoires. Utilisées comme le sang, elles permettent de vérifier le fonctionnement correct du lecteur. Il est bon de noter qu'une précision de 10 à 20 % est tout à fait normale et que le deuxième chiffre après la virgule, indiqué par le lecteur est tout à fait superflu. Le troisième démarche possible, l'une n'exclue pas l'autre, peut se réaliser lors d'un contrôle effectué au laboratoire. Dans ce cas, vous pouvez apporter votre lecteur et effectuer une glycémie avec la goutte de sang provenant du même prélèvement. Notez bien le chiffre, et lorsque vous obtiendrez le résultat du laboratoire vous pourrez comparer. Si le laboratoire donne, par exemple, un résultat de 146 mg/dl et que votre lecteur a donné un résultat de 172 mg/dl, votre lecteur fonctionne correctement, car la marge d'erreur ainsi observée reste normale en fonction de la technologie utilisée actuellement. Si votre lecteur donne moins de 100 mg/dl ou 200 mg/dl et plus alors que la glycémie du laboratoire est à 146 mg/dl, il y a un problème. Vous pouvez le résoudre, en vérifiant le fonctionnement avec les deux premières démarches, en nettoyant bien votre lecteur, en l'étalonnant correctement, en suivant scrupuleusement toutes les recommandations du fabricant, en demandant au service consultation en diabétologie de vérifier votre pratique. Si le problème persiste, vous devez l'envoyer pour une réparation.

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