L'hyperglycémie du matin

Eviter l'hyperglycémie en début de matinée

Fréquemment le diabétique traité par insuline observe des chiffres glycémiques élevés au début de la matinée, vers 9 heures le matin par exemple. Plusieurs auteurs ont montré une élévation de la résistance à l'insuline à cette période de la journée. Des hormones hyperglycémiantes ont des taux plus élevés à ce moment. Si la dose d'insuline rapide injectée le matin est augmentée, le risque d'hypoglycémie en fin de matinée est important, aussi il est possible d'essayer en complément 2 pratiques : - l'injection dans l'abdomen, car c'est le lieu ou l'insuline tend à passer le plus vite dans le sang. - le petit déjeuner comprend le plus souvent quelques tartines de pain comme apport glucidique. Il peut être très profitable d'échanger une tartine de 30 grammes de pain par un fruit, comme une pomme de 100 grammes. Les glucides des fruits tendent à être absorbés plus lentement par la muqueuse intestinale. Par conséquent la glycémie devrait augmenter moins rapidement. A vous de vérifier si ces pratiques sont judicieuses. De nouvelles insulines à action très courte (analogues) devraient permettre bientôt d'améliorer ce problème.

Une glycémie élevée le matin et les lieux d'injection

La glycémie élevée du matin est souvent un point délicat pour lequel le diabétique n'a pas toujours d'explications. Souvent on se limite à une cause ou à une autre, alors qu'elles sont souvent multiples. Le rebond, dû à une hypoglycémie nocturne passée inaperçue, est souvent mis en avant, même si plusieurs études ont montré qu'il n'en était rien. Avant de conseiller des glycémies à 4 heures du matin, il paraît judicieux d'observer la quantité et la présence de sucre dans les urines de la nuit. C'est facile à faire, il suffit d'un flacon de bandelette dans ses toilettes. S'il y un faible volume d'urine et pas de sucre, le malaise est une hypothèse à retenir, mais il n'explique pas à lui tout seul une glycémie à 250 mg/dl. Une étude récente montrait que le rebond après un malaise hypoglycémique, sans apport excessif en glucides, entraînait en moyenne une élévation de la glycémie de 20 mg/dl. C'est donc très modeste. Il reste vrai que le phénomène de l'aube tend à augmenter les glycémies au lever. Même si c'est d'une manière modeste, c'est une cause de plus. Il est probable que le manque d'insuline circulante à ce moment en fonction des besoins, est une des principales causes. L'élévation de la résistance à l'insuline à ce moment est une autre cause. Il n'y a pas de remède simple et facile. Si les taux sont toujours à ce niveau, il est bon de revoir avec votre diabétologue votre traitement insulinique, surtout qu'avec les insulines lentes actuelles, ce problème est beaucoup moins fréquent. S'il s'agit d'une hyperglycémie de temps à autre dans un océan de glycémies normales, laissez tomber. Suivant l'endroit où elle est injectée, l'insuline est absorbée plus ou moins vite. Si le matin vous vous piquez dans l'abdomen, piquez-vous tous les matins dans l'abdomen. Le midi vous pouvez vous piquer dans le bras et le soir dans les fesses. Ne piquez pas un matin dans l'abdomen et le lendemain matin, dans la cuisse, le profil d'action de l'insuline ne sera pas le même. On conseille l'abdomen pour le matin, car l'insuline est absorbée plus vite à cet endroit et comme la résistance à l'insuline serait plus élevée le matin, c'est un moyen d'éviter des glycémies trop hautes au début de la matinée. L'insuline injectée dans le ventre passe plus vite que celle injectée dans le bras, qui passe plus vite que celle injectée dans les cuisses, qui passe plus vite que celle injectée dans les fesses.

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