Europe, saison, taille, rhume... et diabète de type 1

Pourquoi un risque accru de diabète de type 1 ?

Devant l’augmentation importante de l’incidence du diabète de type 1, de nombreuses recherches tentent de l’expliquer, mais les résultats ne sont pas toujours satisfaisants. Une récente étude a étudié une part du génome pour tenter de trouver une explication plus claire à la prédisposition observée. Si certaines formes multiplient le risque, les autres facteurs non génétiques semblent tout aussi importants sinon plus. Peu importe la raison, certains principes s'appliquent toujours évolutive les personnes en meilleure santé sont, sans doute, plus susceptibles de se reproduire et transmettre ces mêmes gènes, qu'il s'agisse de protection ou à risque, à leur descendance. Lorsque les conditions changé en raison des différences dans le régime alimentaire, les expositions ou aux endroits que déplacer les populations autour du globe, les porteurs d’un risque génétique ont commencé à développer les conditions nous luttons aujourd'hui. « Même si cette étude a trouvé de plus en plus de contributions génétiques au risque de maladie, ce n'est pas vraiment une réponse intéressante. Il y a d’autres raisons à trouver." précise l’auteur de cette recherche

Public Library of Science ONE, 27 août 2010

Oméga 3 : Un risque de devenir diabétique de type 1 divisé par 2

Toujours le genre de nouvelle sensationnelle à accueillir avec réserve. Les chercheurs ont étudié les enfants ayant un génotype favorisant le risque de diabète de type 1 dans la famille proche. Ils ont constaté que les enfants qui mangeaient du poisson, des noix ou autres sources riche en acides gras oméga-3 avaient 55% de risque en moins de devenir diabétique. Avant le diagnostic du type 1, il y a une phase qui peut durer de quelques mois à plusieurs années durant laquelle les auto-anticorps s'accumulent dans le sang. Les chercheurs ont suivi 1770 enfants à haut risque, une fois par an entre 1994 et 2006, ils vérifiaient les niveaux des anticorps anti-ilôts. Les parents ont été invités à avoir pour leurs enfants une alimentation saine et riche en omega-3. Comme il est difficile par enquête de connaître exactement la quantité d’oméga 3 absorbée, les chercheurs ont mesuré la quantité d’oméga-3 dans les membranes des globules rouges qui serait proportionnelle à la quantté mangée. Les enfants avec la plus grande quantité d’oméga-3 ont réduit de 37% les chances de devenir diabétique. Il est malheureusement probable que même avec une nourriture riche en oméga3, ils ne font que prolonger la « lune de miel » et que le diabète surviendra malgré tout. Pour le moment, il est encore bien trop tôt pour recommander des suppléments, cependant cette recherche encourage à poursuivre pour savoir si cette prévention est jouable, et surtout rien n’empêche de manger plus de poissons et de végétaux (riche naturellement en oméga3), excellant également pour les artères.

Journal of American Medical Association, 26 septembre 2007

Finlande : de plus en plus de diabète de type 1

La Finlande a le taux le plus élevé de diabète de type 1 chez les enfants dans le monde (40 pour 100 000 chaque année pour 10 en France). Une nouvelle étude observe une augmentation de cette incidence depuis 2000 chez les enfants demoins de 15 ans. Dans ce pays de 5 millions d’habitants, 10 737 (5816 garçons et 4921 filles) ont été diagnostiqués avec un diabète de type 1 avant l'âge de 15 ans entre 1980 et 2005. L’augmentation la plus importante a été chez les enfants âgés de 0 à 4 ans. Pour l’ensemble le ratio garçons/filles est de 1,1, mais à l’âge de 13 ans il est de 1,7. L'incidence du diabète de type 1 en Finlande augmente encore plus rapidement qu'avant. Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués avant l'âge de 14 ans devrait doubler dans les 15 prochaines années et l'âge d'apparition sera de plus en plus jeune. Des observations similaires ont été effectuées en France. L’accroissement rapide et récent de l’incidence suggère un rôle de l’environnement (alimentation du nourrisson, les infections à entérovirus …). Mais aucun facteur pris isolément n’explique l’augmentation rapide chez les petits enfants et à ce ce jour, aucune prévention ne s’est montrée fructueuse. Le climat finlandais aurait pu être une explication facile, mais la Sardaigne vient en seconde position et l’hérédité joue un rôle très faible, donc le mystère reste entier.

The Lancet May 24, 2008

Les virus du rhume apparaissent liés au diabète de type 1

Bien que les causes de diabète de type 1 ne soient pas connus, une nouvelle étude évoque la possibilité pour les virus du rhume de jouer un rôle. Une forte association entre entérovirus et le développement de diabète de type 1. Les enfants avec un diabète de type 1 ont été 10 fois plus susceptibles d'avoir eu un einfection par des entérovirus que les enfants sans diabète. Les entérovirus entraînent les symptômes du rhume ou de la grippe, fièvre, douleurs musculaires, éruption cutanée. Le taux d'incidence accrue de diabète de type 1 peut être expliqué par le rôle des facteurs environnementaux, en particulier les entérovirus. Toutefois,il est difficile de savoir si les entérovirus sont impliqués chez tous les patients ou seulement certains. Les entérovirus pourraient agir comme des révélateurs de la maladie ou de l’accélération de sa progression. Cette relation ouvre la possibilité de développer de nouvelles stratégies préventives et thérapeutiques pour lutter contre la maladie.

British Medical Journal, 3 February 2011, online

L'été n'est pas favorable à la déclaration du diabète

Publié par Diabetes Care (vol.21, pages 1101, juillet 98), un récent travail analyse le nombre de nouveaux cas de diabète déclarés pour les enfants de moins de 14 ans dans deux contrés à forte incidence ( la Finlande et la Sardaigne). Situé à l'opposé du continent européen, avec des climats vraiment différents, ces deux régions ont la particularité d'avoir une incidence du diabète insulinodépendant très élevée, environ 3 fois celui de la France et ceci sans explication claire. Cette étude effectuée sur 1405 cas en Finlande et 425 cas en Sardaigne de 1989 à 1992 a ciblé les variations de diagnostic en fonction des saisons. Si le diabète insulinodépendant chez les enfants est souvent diagnostiqué à l'automne et au printemps cela n'est pas démentie par cette étude. Dans les deux pays, le diabète insulinodépendant est bien entendu diagnostiqué en été, mais de manière beaucoup moins fréquente. Aucun influence virale ne peut être mise en évidence. La forte incidence du diabète insulinodépendant dans ces deux contrées très différentes n'a pas encore trouvée d'explication.

Taille et diabète

Les variations en taille et en poids ont été étudiées durant les 3 premières années de diabète chez 152 enfants et adolescents. Ces variations ont été comparées à 80 enfants normaux. L'âge moyen des diabétiques et du groupe de contrôle se situait entre 8 et 9 ans. Indépendante du sexe et la puberté la taille des diabétiques étaient plus élevée que dans le groupe contrôle au moment du diagnostic. L'équilibre n'était pas clairement corrélé à la taille et au poids durant les 3 années de suivi. Durant la première année de diabète, l'écart de taille avec la population normale avait tendance à diminuer. Les enfants chinois sont très inégalement touchés par le diabète En Europe, nous savons qu'un enfant finlandais a deux ou trois plus de risques de devenir diabétique qu'un enfant français. L'inégalité géographique et ethnique est une réalité qui dans ce cadre est favorable à la France. La Chine dans les statistiques mondiales montrait un taux global extrêmement bas, le plus bas observé dans le monde. Une étude récente (Diabetes Care,1998, vol 21, num 4,page 525) montre une très grande inégalité dans le pays suivant le lieu géographique et les ethnies. D'une manière générale le Nord et l'Est montraient un taux très élevé. Le groupe ethnique qui avait le taux le plus haut était les Monghols,(1.82 pour 100 000) et le plus bas les Zhuang (0.32 pour 100 000).

Sardaigne et diabète

Le soleil de la Sardaigne n'est pas responsable du diabète de type 1 : Le diabète de type 1 ne survient pas de manière équivalente dans nombre de pays, et la petite île de Sardaigne montre un taux beaucoup plus élevé de diabétiques insulino dépendants que le reste de l'Italie ou des pays voisins comme la France. L'environnement de l'île avec son magnifique soleil serait-il responsable de l'incidence plus élevée de diabète ou serait-ce la prédisposition génétique de la population vivant en Sardaigne. Un élément de réponse à cette question semble donnée par un article de Sa Muntoni , publié dans "The Lancet" le célèbre journal scientifique britannique. Il compare l'incidence du diabète insulino dépendant dans la région de Rome, région où l'incidence du diabète est assez basse, chez les enfants nés de parents originaires de Sardaigne, où l'incidence est forte, chez des enfants nés de parents originaires de la région romaine ou l'incidence est 2 à 3 fois plus faible, et chez les enfants de mariage mixte. La fréquence de diabète est comparable à celle observé en Sardaigne pour les enfants de 2 parents originaires de l'Ile et de deux fois moins si un seul parent est originaire de l'ile. L'héritage génétique semble prendre le pas sur l'environnement dans cette étude. Cette étude ne fait pas disparaître le facteur environnement. L'Islande a été peuplée au 15 siècle par les Norvégiens. Une étude plus ancienne montrait que l'incidence du diabète chez les enfants était deux fois plus élevée en Norvège qu'en Islande et favorisait ici plus la thèse de l'environnement. Cette question de l'environnement reste malgré tout clairement posée car pourquoi les habitants de Sardaigne ont-ils une incidence de diabète 3 fois plus élevée que celle de leurs voisins dont la France fait partie. Si on regarde l'histoire depuis le Moyen Age. On peut dire sans réserve que ces populations ont subi invasions, transferts, guerre, commerce, échanges et sont loin d'être refermées sur elles-mêmes. Le patrimoine génétique du pourtour méditerranéen a suivi ces échanges voulus ou non.

The Lancet, Vol 349, numéro 9046, 18 January 1997)

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