Diabète de type 1 : Néphropathie et neuropathie, les plus forts indices de l’excès de mortalité

Les résultats concernant la mortalité du diabète de type 1 observés par une grande étude éuropéenne (EURODIAB) viennent d’être publiés. Le but de cette étude était d'examiner les facteurs de risque pour cette mortalité qui reste malgré tout, plus élevée que la population globale du même âge. 2787 diabétiques de type 1 (51% d'hommes et 49% de femmes) recrutés dans 16 pays européens ont été suivis. Les données sur la mortalité ont été recueillies sur un suivi de 7 années. Pour un âge moyen de 33 ans (15 à 61 ans) le taux annuel de mortalité observé est de 5 pour 1000. Si les facteurs classiques pour l’ensemble de la population jouent un rôle : âge, rapport taille/hanche (embompoint), pression artérielle et mauvais cholestérol, la macroalbuminurie (indice d’une grave néphropathie) et la neuropathie autonome sont des indices importants pour la mortalité.

Diabetes Care Juillet 2008

La microalbuminurie, au moins une fois par an

Même si vous êtes bien équilibré, c'est un examen qui doit être au moins annuel. Il permet de détecter très précocement une altération du rein et ainsi d'envisager un traitement préventif de la maladie rénale des diabétiques. Le rein laisse passer à l'état normal de très faibles quantités de protéines (albumine), moins de 30 milligrammes par journée entière. S'il en laisse passer plus, cela signifie un début de mauvais fonctionnement qu'il est encore possible de corriger. Souvent lorsqu'elle est pathologique, la microalbuminurie est associée avec de l'hypertension artérielle et il est très important pour le diabétique de traiter une hypertension artérielle même débutante.

Archives of Internal Medicine, 22 septembre 2008

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