Acido-cétose

L'acidocétose correspond à une élévation excessive de l'acidité du sang due aux corps cétoniques. Dans le cas du diabète de type 1, l'acidocétose correspond à un manque d'insuline qui ne permet plus au glucose (sucre) de rentrer dans les cellules . Les cellules vont utiliser les acides gras, dont la dégradation va entraîner la formation des corps cétoniques. C'est une complication aïgue majeur du diabète de type 1

Acidocétose diabétique récurrentes chez les personnes en difficulté

Cette étude a analysé les facteurs socio-économiques et psychologiques chez 164 patients adultes atteints d'acidocétose diabétique qui ont été admis dans un hôpital américain entre juillet 2007 et août 2010, y compris les données démographiques, le traitement du diabète, l'éducation et la maladie mentale. Le nombre moyen d'entrées était en moyenne de 4,5 par patient sur les 3 ans. 73 patients ont présenté pour la première fois une acidocétose diabétique et 91 l’ont présenté plusieurs fois. 96% des patients étaient afro-américains. L'arrêt de l’insuline a été la principale cause (68% des patients), les nouveaux cas de diabète (10%), les infections (15%), autres maladies (4%) et les causes indéterminées (3%). Parmi ceux qui ont arrêté l'insuline, 32% n'ont pas donné les raisons de l'arrêt, 27% ont rapporté un manque d'argent pour acheter de l'insuline, 19% se sentaient malades, 15% étaient loin de leur approvisionnement et 5% effectuaient les injections sporadiquement. Chez ceux qui ont eu des épisodes récurrents, les causes étaient la durée du diabète, le plus jeune âge au diagnostic, un taux de dépression plus élevé, l'alcool et l'abus de drogues. Le manque d’adhésion des pauvres à une insulinothérapie est la principale cause de l'acidocétose diabétique récurrente. Plusieurs facteurs comportementaux, socio-économiques, psychosociaux et éducatifs contribuent à cette mauvaise observance. La reconnaissance de ces facteurs et l'institution d'interventions culturellement appropriées ainsi que des programmes d'éducation pourrait réduire la récidive acidocétose diabétique chez les populations minoritaires. Situation américaine malheureusement transférable à bien d’autres pays, y compris le nôtre.

Diabetes Care Publish On line Ahead of Print for 20 Jul 2011

Risque d´acidocétose : pas de différence entre la NPH et les analogues

L´acidocétose diabétique est liée à un manque d´insuline (oubli d’injections, doses non ajustées, crainte de l’hypoglyécmie…). Elle survient encore trop fréquemment chez 28 à 65 % des jeunes diabétiques de type 1. Une étude allemande s’est demandé si les nouvelles insulines limitaient ce risque ? En étudiant une vaste base de données portant sur plus de 48 000 diabétiques de type 1 suivis entre 2001 et 2008 dont 10 000, âgés de moins de 20 ans et avec un diabète de plus de 2 ans. Même si l’écart est peu important, le taux global d´acidocétose diabétique obligeant une hospitalisation était plus important pour les patients utilisant de la glargine (« lantus ») ou de la detemir (« levemir ») par rapport à ceux qui utilisaient une insuline de type NPH. Contrairement à ce que l´on pouvait imaginer au vu de la pharmacocinétique des analogues lents de l´insuline comme la glargine ou la detemir permettant un séjour plus prolongé dans l´organisme, l´utilisation de ce type d´insuline n´est pas associée à une incidence inférieure d´acidocétose diabétique en comparaison de l´insuline NPH.

Diabetes Care, mai 2010

Une acidocétose diminuerait la mémoire

Les enfants qui ont eu une acidocétose (déséquilibre grave du diabète par manque d’insuline), peuvent avoir des problèmes de mémoire persistants, selon une nouvelle étude. Une acidocétose se produit quand l’organisme manque de l'insuline et brûle les graisses au lieu du sucre. Si elle n'est pas traitée, les patients peuvent tomber dans un coma. La nouvelle étude prouve que les enfants ayant eu un tel épisode dans le passé ont des tests de mémoire moins performants que ceux qui n’en ont pas eu. Ces résultats soulignent l'importance de maintenir un bon contrôle du diabète et de favoriser un diagnostic précoce des nouveaux cas pour éviter une acidocétose au diagnostic. Les résultats confortent des commentaires de parents, qui se plaignent de léger déficit de mémoire chez leurs enfants avec un diabète de type 1 rappelle l’auteur. Ici encore ce n’est donc pas l’hypoglycémie qui est en cause.

Pediatric journal, 15 octobre 2009

Analogues de l’insuline ou insuline humaine dans le traitement des patients avec une acidocétose

Cette étude compare la sûreté et l'efficacité des analogues d'insuline et des insulines humaines pendant le traitement intraveineux aigu et pendant la transition à l'insuline sous-cutanée d’une acidocétose. Pendant le traitement de l’acidocétose les patients recevaient par voie intraveineuse soit de l’insuline rapide humaine, soit une analogue rapide. Après résolution de l’acidocétose, la transition était effectuée soit avec de la NPH et de l’insuline rapide deux fois par jour (n = 34) pour les patients traités avec de l’humaine, soit avec de la lente analogue une fois par jour et une analogue rapide avant les repas. Aucune différence dans la durée moyenne du traitement ou dans la quantité d'insuline jusqu'à la résolution de l’acidocétose n’a été observée entre les 2 traitements. Après transition à l'insuline sous-cutanée, il n'y avait aucune différence dans les moyennes glycémiques, mais les patients traités avec la NPH et l'insuline humaine avaient plus d'hypoglycémies (41%), pour 15% dans l’autre groupe. Ainsi, comme cela a déjà été observé à de nombreuses reprises dans d’autres situations, le taritement basal-bolus devrait être préféré au traitement NPHinsuline humaine après la résolution de l’acidocétose.

Diabetes Care, Juillet 2009

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