Le régime méditerranéen réduit les besoins de traitement

Les effets sur le traitement des différents régimes ont été observés à la loupe. Le régime méditerranéen contient une proportion importante de graisses mono-insaturées mais plus faible d´hydrates de carbone. Une équipe italienne a comparé, les effets d´un régime méditerranéen à faible teneur en hydrates de carbone et celui d´un régime hypolipidique sur les besoins en traitement antidiabétique chez 215 patients en surpoids et dont le diabète venait d´être diagnostiqué. Ils étaient vierges de tout traitement antidiabétique et leur hémoglobine glyquée devait être inférieure à 11 % au moment du diagnostic. La prise énergétique totale était de 1 500 calories par jour pour les femmes et de 1 800 calories chez les hommes dans les 2 groupes. La moitié ont reçu des conseils pour suivre un régime méditerranéen (riche en légumes et en fibres, pauvre en viande rouge remplacée par du poisson ou des volailles, contenant moins de 50 % des calories quotidiennes sous forme d´hydrates de carbone et au moins 30 % des calories provenant des graisses, les graisses ajoutées étant principalement l´huile d´olive (30 à 50 g). L´autre moitié des patients a reçu des recommandations pour un régime hypolipidique (basé sur les recommandations américaines, riche en fibres, dépourvu de graisses ajoutées et en snack très gras, avec moins de 30 % des calories quotidiennes provenant des graisses et pas plus de 10 % des calories sous forme de graisses saturées). La mise en route d´un traitement médicamenteux était décidée lorsque l´hémoglobine glyquée dépassait 7 %. Après 4 ans de ces régimes, 44 % des patients du groupe « régime méditerranéen » et 70 % du groupe « régime hypolipidique » nécessitaient un traitement antidiabétique. D´autre part, les participants assignés au régime méditerranéen ont perdu plus de poids (2 kg par rapport au régime hypolipidique) et amélioré leur contrôle glycémique et leurs facteurs de risque coronarien par rapport aux patients assignés à un régime hypolipidique. En conclusion, en comparaison d´un régime hypolipidique et à consommation calorique identique, un régime de type méditerranéen améliore de manière supérieure le contrôle glycémique et les facteurs de risque coronarien et retarde l´utilisation d´un traitement antidiabétique chez les patients en surpoids dont le diabète de type 2 vient d´être diagnostiqué.

Archives of Internal Medicine, 1 septembre 2009

Le régime méditerranéen lié à une meilleure qualité de vie

Souvent dans nos colonnes, nous avons écrit sur l’intérêt du régime méditerranéen, pourquoi d’ailleurs parler de régime comme il s’agit d’une alimentation très plaisante riche en fruits et légumes, ainsi qu’en poisson. Cette étude d’origine anglaise s’est repenchée sur les résultats de cette alimentation. L’état de santé était le premier objectif de cette méta-analyse. Une méta-analyse fait la synthèse de plusieurs études (en l’occurrence 12 observant 1 500 000 personnes). Le lien avec la réduction du risque de mortalité est confirmé, de même qu’avec la mortalité cardiovasculaire ou la mortalité par cancer. Une meilleure observance à un régime méditerranéen est donc associée à une amélioration significative de l´état de santé comme le montre la réduction significative de la mortalité totale (9 %), de la mortalité par maladie cardiovasculaire (9 %), l´incidence ou la mortalité de cancer (6 %) et l´incidence de la maladie de Parkinson ou de la maladie d´Alzheimer (13 %). La qualité de vie avec une telle alimentation est également fortement améliorée.

British Medical Journal, 11 septembre 2008