Diététique du diabète de type 2: manger moins ou manger mieux ?

Les mesures diététiques restent la pierre angulaire du traitement des diabètes de type 2. En effet, bien que les antidiabétiques oraux tels que les sulfamides hypoglycémiants ou les biguanides, et plus récemment l'acarbose, soient souvent utilisés dans le traitement du diabète, le succès de leur prescription est le plus souvent lié à une bonne observance du régime, que le diabétique soit en poids normal ou excessif. Dans l'esprit de nombreux diabétiques, le régime est synonyme d'efforts et de contraintes, surtout lorsque la prescription diététique consiste à réduire les apports caloriques dans le but d'obtenir une perte de poids chez un sujet en surcharge pondérale. La cure d'amaigrissement, souvent préconisée par le médecin, est pourtant indispensable car il a été démontré qu'une perte de poids modérée, limitée à quelques kilogrammes, permet d'obtenir une amélioration, voire une normalisation des glycémies. Dans la majorité des cas, le diabétique non insulinodépendant qui reste hyperglycémique, malgré un traitement par comprimés, est un sujet qui n'a pas totalement admis la nécessité de suivre un régime, soit parce qu'il ne se sent pas "malade", soit parce qu'il juge que le risque de complications cardiovasculaires lié à l'hyperglycémie est lointain et hypothétique, soit parce qu'il considère que la contrainte diététique est trop importante par rapport aux bénéfices escomptés. Ainsi le médecin prescripteur doit veiller à ce que le régime n'entraîne pas de perturbations majeures dans les habitudes et coutumes du patient. En particulier, il faut savoir que la "meilleure" prescription diététique, sur le plan théorique, risque de conduire aux pires résultats, si elle n'a pas été précédée par une démarche explicative, éducative, et si elle n'a pas été intégrée dans les différentes dimensions de l'alimentation, qu'elles soient culturelles, familiales, sociales, religieuses ou hédoniques.

Manger moins

En général, c'est dans cette formule un peu lapidaire, qui sous entend restriction et privation, que le malade retient, résume et interprète les recommandations diététiques de son médecin. Bien que cette vision des choses ne soit pas fausse, elle mérite toutefois d'être nuancée. Un régime hypocalorique comporte, en effet, une diminution quantitative des apports en nutriments énergétiques : glucides et lipides. Malheureusement ces nutriments sont également ceux qui possèdent les meilleures qualités gustatives. Les graisses contiennent de nombreux arômes et confèrent son caractère onctueux à l'alimentation. A titre d'exemple, les fromages les plus savoureux sont également ceux qui sont les plus crémeux et les plus riches en graisses saturées. L'utilisation de sauces riches en graisses pour accompagner les plats de viandes ou de poissons n'est jamais un caprice gratuit de cuisinier ou de cuisinière mais, le plus souvent, est une nécessité pour améliorer la saveur d'un plat. En ce qui concerne les glucides, ce n'est pas un hasard si les desserts les plus savoureux sont ceux qui sont les plus riches en glucides à goût sucré, les sucres étant souvent associés à des lipides qui assurent en plus l'onctuosité du dessert. La meilleure combinaison gustative glucides-lipides est réalisée dans la plupart des pâtisseries et des entremets sucrés.

Les allégés : une tentative de réponse à une vraie question

Peut-on concilier apport calorique et saveur des aliments? Au cours des dernières années, grâce aux développement des édulcorants et grâce à l'introduction des produits diététiques allégés, il est théoriquement possible de limiter les apports en lipides et glucides. Dans ce type d'aliments, les glucides traditionnels tels que le saccharose, contenu dans les morceaux de sucre, sont remplacés par des édulcorants intenses (leurres gustatifs à goût sucré) dont la valeur calorique est quasiment nulle ou par des sucres alcools (xylitol, sorbitol) dont la valeur calorique est sensiblement plus faible que celle du saccharose (3,2 Kcalories/gramme contre 4 Kcalories) et dont le pouvoir hyperglycémiant est négligeable. Dans certains produits comme les confitures pour diabétiques c'est le fructose (constituant glucidique de certains fruits et du miel) qui joue le rôle d'édulcorant. Le fructose a pour double avantage d'avoir un pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose et d'entraîner une montée glycémique plus faible que les sucres traditionnels. C'est pour cette raison qu'il est utilisé dans certains produits diététiques dits pour diabétiques. Il convient toutefois de souligner qu'à quantité identique (gramme/gramme) le fructose a la même teneur calorique que les autres sucres (4Kcal). Cette notion ne doit pas être méconnue chez les diabétiques en surcharge pondérale. Dans certains entremets glucidolipidiques (glaces, flans) le caractère onctueux lié aux lipides est reproduit souvent de manière imparfaite par des mélanges de protéines (Simplesse de Nutrasweet(R) dont la valeur calorique (4 Kcal/gramme) est plus faible que celle des lipides (9 Kcal/gramme). Les produits allégés peuvent être utilisés sans problème chez le diabétique non insulinodépendant en surcharge pondérale, mais il faut savoir que la consommation de produit; allégés n'entraîne pas de perte de poids si elle n'est pas accompagnée par un respect de la prescription diététique, formulée par le médecin. Par ailleurs, le patient qui consomme des produits allégés doit au préalable vérifier les teneurs caloriques et glucidiques de l'aliment. Ces données qui doivent être normalement indiquées sur l'emballage, sont à comparer avec les teneurs correspondantes de l'aliment naturel de référence. En général, l'apport calorique est diminué de 30 %, mais, pour certains produits, la teneur en calories est superposable à celle de l'aliment naturel correspondant. C'est le cas pour le chocolat dit "allégé" sans sucre dans lequel le saccharose a été remplacé par des édulcorants et des sucres alcools pour restituer le goût sucré. Toutefois, cette substitution n'étant pas suffisante pour garder au chocolat son caractère onctueux, une partie des glucides assimilables est remplacée par du cacao, c'est à dire par des lipides. Le résultat final se traduit par une réduction de l'apport glucidique mais par un maintien de l'apport calorique (# 50 Kcal par 2 carrés de chocolat), une partie des calories glucidiques ayant été remplacée par des calories lipidiques. Ceci signifie concrètement que le chocolat allégé peut être utile chez le diabétique en poids normal, car il est moins hyperglycémiant que le chocolat normal. Par contre, le diabète en surcharge pondérale commettrait une erreur s'il s'autorisait une consommation non contrôlée de chocolat allégé.

Maigrir - Comment ?

Tous les régimes, plus ou moins farfelus, qui permettent une réduction pondérale rapide ont pour caractéristiques d'orienter la perte de poids vers la perte de masse maigre alors que le sujet en excès pondéral doit surtout réduire sa masse grasse. Pour cette raison tous les régimes trop restrictifs en calories sont déconseillés. Il en est de même des régimes déséquilibrés dans lesquels on supprime ou on réduit de manière sévère l'une des 3 grandes catégories de macronutriments: les protides, les glucides ou les lipides. Les protéines qui sont apportées par les viandes, les poissons, les œufs, les produits laitiers et le pain doivent être maintenues à un niveau relativement élevé (1 gramme/ kg de poids idéal et par jour au minimum) pour sauvegarder la masse maigre au cours de la cure d'amaigrissement. Les régimes sans glucides ou trop pauvres en glucides ont 2 types d'inconvénients chez le diabétique. Le premier risque est constitué dans la survenue d'hypoglycémies parfois sévères chez un diabétique traité par sulfamides hypoglycémiants. Le deuxième danger réside dans le fait que les régimes trop restrictifs en glucides sont cétogènes. Le risque de cétose et a fortiori de cétoacidose est faible chez le diabétique de type 2, mais ce risque n'est pas nul. Il est donc préférable d'éviter les régimes trop restrictifs en glucides. Les régimes très restrictifs en lipides n'ont pas d'inconvénient métabolique majeur, sauf celui d'entraîner des carences en vitamines liposolubles et en acides gras essentiels, s'ils sont poursuivis trop longtemps. Ce risque reste heureusement théorique, car les régimes trop pauvres en lipides sont en général très vite abandonnés par les patients, en raison de leur manque de goût et de leur monotonie. Pour maigrir, il faut donc éviter tous les régimes plus ou moins folkloriques qui peuvent être dangereux et qui ne permettent pas une vie sociale normale. La cure d'amaigrissement exige des régimes équilibrés apportant des quantités suffisantes de glucides et de lipides. Pour réaliser cet objectif, la réduction calorique doit rester modérée de l'ordre de 30 % par rapport aux apports caloriques habituels. Ainsi pour un sujet ayant un apport calorique de 2 000 calories/jour, le niveau du régime hypocalorique est fixé aux alentours de 1 400 Kcalories. Avec ce type de régime, l'alimentation peut être parfaitement diversifiée avec un apport substantiel de farineux, de légumes, de produits laitiers, de viande, de poisson. Les corps gras peuvent et doivent être utilisés en quantité modérée et contrôlée. Les seuls aliments qui doivent être supprimés, au moins transitoirement, sont les aliments à forte densité calorique: tartes sucrées pour les desserts, plats cuisinés en sauce pour les plats principaux. Pour faciliter la perte de poids, le diabétique qui souhaite maigrir pourra utiliser des produits laitiers écrémés ou semi écrémés sous forme de lait ou de fromages blancs. Par contre, nous sommes beaucoup plus réservés sur la consommation des autres produits laitiers allégés en lipides. En effet, la suppression des lipides dans les fromages à pâte dure ou molle qu'ils soient fermentés ou non, fait disparaître les qualités gustatives de ces fromages. Pour cette raison, nous conseillons aux patients en cure d'amaigrissement d'utiliser des fromages traditionnels car à notre avis il est préférable de se faire plaisir en mangeant une petite quantité de "bon" fromage une fois par jour, plutôt que de se "gaver" 3 fois par jour avec 3 portions de fromages à 0 % de matière grasse, mais dépourvus de toute valeur gustative. En ce qui concerne les boissons, il existe actuellement toute une variété de boissons allégées en sucre. Toutes les boissons dites "light" ou aromatisées aux extraits naturels de fruits sont dépourvues de sucre, le goût sucré étant obtenu par l'adjonction d'édulcorants intenses, type aspartam. Ces variétés de boissons peuvent être consommées sans problème par le diabétique. Pour les autres dites "boissons sucrées sans ajout de sucre" il convient d'émettre quelques réserves. Les boisons à diluer (1 vol/5 vol) qui ne contiennent que 5 Kcal/100 ml peuvent être utilisées par le diabétique. Par contre les "purs jus de fruits" (type Joker) sont aussi riches en calories que les boissons habituelles avec rajout de sucre (soit 50 Kcal/100 ml). Ces boissons trop caloriques et trop sucrées sont évidemment à proscrire chez les obèses et les diabétiques. A noter que les boissons type Joker correspondent à un apport glucidique équivalent à celui de 1 à 2 kg de fruits par litre. Les sirops hypoglucidiques doivent être utilisés avec prudence par le diabétique. Si la dilution habituelle (1 vol/10 vol) est respectée au moment de l'emploi, ils n'apportent que 20 Kcal/100 ml de boisson reconstituée. Pour la même dilution, les sirops standard apportent 2 fois plus de calories, soit 40 Kcal/100 ml. Ainsi un patient qui doublerait sa consommation de sirop, dans la mesure où il utilise un sirop hypoglucidique, ne modifierait en rien son apport en calories et glucides. Pour les boissons dites allégées, nous faisons au diabétique la même recommandation que pour les aliments "allégés", c'est à dire de vérifier les teneurs caloriques et glucidiques sur l'emballage.

Maigrir : A quelle vitesse ? et jusqu'où ?

Les patients qui veulent maigrir trop vite perdent surtout de la masse maigre et peu de masse grasse. Avec des régimes équilibrés, modérément restrictifs, ques (glaces, flans) le caractère onctueux lié aux lipides est reproduit souvent de manière imparfaite par des mélanges de protéines (Simplesse de Nutrasweet(R) dont la valeur calorique (4 Kcal/gramme) est plus faible que celle des lipides (9 Kcal/gramme). Les produits allégés peuvent être utilisés sans problème chez le diabétique non insulinodépendant en surcharge pondérale, mais il faut savoir que la consommation de produit; allégés n'entraîne pas de perte de poids si elle n'est pas accompagnée par un respect de la prescription diététique, formulée par le médecin. Par ailleurs, le patient qui consomme des produits allégés doit au préalable vérifier les teneurs caloriques et glucidiques de l'aliment. Ces données qui doivent être normalement indiquées sur l'emballage, sont à comparer avec les teneurs correspondantes de l'aliment naturel de référence. En général, l'apport calorique est diminué de 30 %, mais, pour certains produits, la teneur en calories est superposable à celle de l'aliment naturel correspondant. C'est le cas pour le chocolat dit "allégé" sans sucre dans lequel le saccharose a été remplacé par des édulcorants et des sucres alcools pour restituer le goût sucré. Toutefois, cette substitution n'étant pas suffisante pour garder au chocolat son caractère onctueux, une partie des glucides assimilables est remplacée par du cacao, c'est à dire par des lipides. Le résultat final se traduit par une réduction de l'apport glucidique mais par un maintien de l'apport calorique (# 50 Kcal par 2 carrés de chocolat), une partie des calories glucidiques ayant été remplacée par des calories lipidiques. Ceci signifie concrètement que le chocolat allégé peut être utile chez le diabétique en poids normal, car il est moins hyperglycémiant que le chocolat normal. Par contre, le diabète en surcharge pondérale commettrait une erreur s'il s'autorisait une consommation non contrôlée de chocolat allégé.

Les sucres : pas d'interdit, mais ne pas en abuser et choisir le moment

La consommation d'aliments glucidiques à goût sucré a longtemps été l'objet d'interdits chez le diabétique. Il est en effet clairement établi que les produits sucrés sont en général plus hyperglycémiants que les aliments qui contiennent des glucides dits lents. Pour cette raison, certains diabétologues ont tenté d'indexer les aliments glucidiques en fonction de leur pouvoir hyperglycémiant. Ainsi est né le concept de l'index glycémique qui a permis de quantifier le pouvoir hyperglycémiant de la plupart des aliments glucidiques par rapport à un aliment de référence en l'occurrence le pain blanc. Les recommandations classiques consistent à privilégier la consommation d'aliments ayant des index glycémiques faibles. Ainsi la majorité des apports glucidiques devrait être assurée par certains féculents (riz, pâtes, légumes secs), par les fruits, les légumes; et le lait. Ces recommandations permettent un apport nutritionnel diversifié, mais il convient de reconnaître que la plupart de ces aliments, en dehors des fruits, sont relativement fades au goût et ne permettent pas de satisfaire 1"'envie de sucré", qui est incontournable chez beaucoup d'entre nous. Dans ces conditions et si le sujet n'est pas en cours de cure d'amaigrissement, il est impossible d'interdire la consommation d'aliments à goût sucré tels que les pâtisseries ou les entremets qui assurent une partie du plaisir alimentaire. Cet interdit serait d'autant plus absurde que certains aliments -les index glycémiques l'ont bien montré- tels que le pain et les pommes de terre sont couramment recommandés chez le diabétique alors que leur pouvoir hyperglycémiant est identique ou voisin de celui du saccharose, c'est à dire du sucre qui est le plus habituellement contenu dans les aliments à goût sucré. Ainsi, les apports en glucides du diabétique doivent être diversifiés et assurés à la fois par des glucides dits lents, en général à goût non sucré, et par des glucides plus rapides à saveur sucrée. Le problème est de garder un équilibre entre ces 2 variétés de glucides. Le diabétique pour des raisons évidentes se doit de consommer les aliments à goût sucré de manière modérée et occasionnelle, en choisissant judicieusement le moment de la journée et les circonstances de leur consommation. Pour réduire le pouvoir hyperglycémiant d'une pâtisserie ou d'un entremet sucré, il a été établi qu'il est préférable de les consommer en fin de repas. Au contraire, il est plutôt déconseillé de prendre des pâtisseries isolément à distance des repas, car c'est à ce moment là qu'elles seront les plus hyperglycémiantes. D'une manière plus générale, les aliments à fort pouvoir hyperglycémiant peuvent être consommés chaque fois que la glycémie tend à baisser. C'est le cas lorsque le diabétique effectue un effort physique prolongé ou plus intense qu'à l'accoutumée. Bien que l'activité physique ne fasse pas partie de cet article, il convient d'insister sur son intérêt, car elle permet en général d'améliorer l'équilibre glycémique d'un diabétique, tout en permettant la consommation d'aliments (pâtes de fruit, confiseries, barres chocolatées) ou de boissons (jus de fruits sucrés) habituellement déconseillés. tuellement transmis à tous les sujets dont on veut réduire le risque cardiovasculaire. Le diabétique n'échappe pas à cette règle, encore faut-il que le message soit correctement interprété. Les graisses alimentaires sont réparties en 3 grandes classes : saturées, polyinsaturées et monoinsaturées. Depuis de nombreuses années, les graisses saturées ont mauvaise réputation car considérées comme athérogènes. La plupart des graisses saturées étant d'origine animale, il est en général conseillé de réduire, chez le diabétique, la consommation des viandes grasses, des fromages, du beurre et des produits laitiers crémeux... Cette réduction ne va pas sans inconvénient sur le plan gustatif car, comme nous l'avons indiqué plus haut, le caractère onctueux de l'alimentation va en général de pair avec sa richesse en graisses. D'autre part, de nombreux arômes sont contenus dans les graisses et ce n'est pas sans raison que beaucoup de bons plats ou de bonnes recettes de cuisine contiennent des sauces riches en graisses, le plus souvent saturées : crème fraîche, beurre... Maintenir un apport suffisant en graisses dans l'alimentation est donc une nécessité, si on veut garder le plaisir de la table. Dans ces conditions, et comme pour les glucides, les graisses doivent être choisies de manière judicieuse en privilégiant les graisses alimentaires considérées comme peu athérogènes, voire même antiathérogènes. A cet égard, il semble que les graisses monoinsaturées, en général, et que certaines graisses polyinsaturées, en particulier, présentent des vertus préventives vis à vis des maladies cardiovasculaires. Les graisses monoinsaturées contenues en quantité abondante dans certaines huiles végétales (huiles d'olive, d'arachide... ) entraînent à doses suffisantes une diminution du taux plasmatique du cholestérol tout en augmentant le taux du HDL cholestérol (bon cholestérol). De plus, elles "fluidifient" le sang en améliorant l'agrégation des plaquettes sanguines. Ces résultats favorables sont confirmés par certaines enquêtes épidémiologiques qui ont montré les bénéfices des graisses monoinsaturées dans l'alimentation. Chez les diabétiques, des résultats similaires ont été rapportés, les régimes riches en graisses monoinsaturées entraînant moins d'hyperinsulinisme et moins d'hypertriglycéridémie que les régimes trop enrichis en glucides. La meilleure manière d'apporter des graisses monoinsaturées est d'utiliser l'huile d'olive comme corps gras d'assaisonnement. Sa saveur particulière permet aux diabétiques qui la consomment, de découvrir ou de retrouver les "senteurs" de la cuisine méditerranéenne et de bénéficier des vertus du régime méditerranéen dot nutritionnel diversifié, mais il convient de reconnaître que la plupart de ces aliments, en dehors des fruits, sont relativement fades au goût et ne permettent pas de satisfaire 1"'envie de sucré", qui est incontournable chez beaucoup d'entre nous. Dans ces conditions et si le sujet n'est pas en cours de cure d'amaigrissement, il est impossible d'interdire la consommation d'aliments à goût sucré tels que les pâtisseries ou les entremets qui assurent une partie du plaisir alimentaire. Cet interdit serait d'autant plus absurde que certains aliments -les index glycémiques l'ont bien montré- tels que le pain et les pommes de terre sont couramment recommandés chez le diabétique alors que leur pouvoir hyperglycémiant est identique ou voisin de celui du saccharose, c'est à dire du sucre qui est le plus habituellement contenu dans les aliments à goût sucré. Ainsi, les apports en glucides du diabétique doivent être diversifiés et assurés à la fois par des glucides dits lents, en général à goût non sucré, et par des glucides plus rapides à saveur sucrée. Le problème est de garder un équilibre entre ces 2 variétés de glucides. Le diabétique pour des raisons évidentes se doit de consommer les aliments à goût sucré de manière modérée et occasionnelle, en choisissant judicieusement le moment de la journée et les circonstances de leur consommation. Pour réduire le pouvoir hyperglycémiant d'une pâtisserie ou d'un entremet sucré, il a été établi qu'il est préférable de les consommer en fin de repas. Au contraire, il est plutôt déconseillé de prendre des pâtisseries isolément à distance des repas, car c'est à ce moment là qu'elles seront les plus hyperglycémiantes. D'une manière plus générale, les aliments à fort pouvoir hyperglycémiant peuvent être consommés chaque fois que la glycémie tend à baisser. C'est le cas lorsque le diabétique effectue un effort physique prolongé ou plus intense qu'à l'accoutumée. Bien que l'activité physique ne fasse pas partie de cet article, il convient d'insister sur son intérêt, car elle permet en général d'améliorer l'équilibre glycémique d'un diabétique, tout en permettant la consommation d'aliments (pâtes de fruit, confiseries, barres chocolatées) ou de boissons (jus de fruits sucrés) habituellement déconseillés.

Les graisses : réduire les saturées, privilégier les monoinsaturées :

C'est le message qui est habituellement transmis à tous les sujets dont on veut réduire le risque cardiovasculaire. Le diabétique n'échappe pas à cette règle, encore faut-il que le message soit correctement interprété. Les graisses alimentaires sont réparties en 3 grandes classes : saturées, polyinsaturées et monoinsaturées. Depuis de nombreuses années, les graisses saturées ont mauvaise réputation car considérées comme athérogènes. La plupart des graisses saturées étant d'origine animale, il est en général conseillé de réduire, chez le diabétique, la consommation des viandes grasses, des fromages, du beurre et des produits laitiers crémeux... Cette réduction ne va pas sans inconvénient sur le plan gustatif car, comme nous l'avons indiqué plus haut, le caractère onctueux de l'alimentation va en général de pair avec sa richesse en graisses. D'autre part, de nombreux arômes sont contenus dans les graisses et ce n'est pas sans raison que beaucoup de bons plats ou de bonnes recettes de cuisine contiennent des sauces riches en graisses, le plus souvent saturées : crème fraîche, beurre... Maintenir un apport suffisant en graisses dans l'alimentation est donc une nécessité, si on veut garder le plaisir de la table. Dans ces conditions, et comme pour les glucides, les graisses doivent être choisies de manière judicieuse en privilégiant les graisses alimentaires considérées comme peu athérogènes, voire même antiathérogènes. A cet égard, il semble que les graisses monoinsaturées, en général, et que certaines graisses polyinsaturées, en particulier, présentent des vertus préventives vis à vis des maladies cardiovasculaires. Les graisses monoinsaturées contenues en quantité abondante dans certaines huiles végétales (huiles d'olive, d'arachide... ) entraînent à doses suffisantes une diminution du taux plasmatique du cholestérol tout en augmentant le taux du HDL cholestérol (bon cholestérol). De plus, elles "fluidifient" le sang en améliorant l'agrégation des plaquettes sanguines. Ces résultats favorables sont confirmés par certaines enquêtes épidémiologiques qui ont montré les bénéfices des graisses monoinsaturées dans l'alimentation. Chez les diabétiques, des résultats similaires ont été rapportés, les régimes riches en graisses monoinsaturées entraînant moins d'hyperinsulinisme et moins d'hypertriglycéridémie que les régimes trop enrichis en glucides. La meilleure manière d'apporter des graisses monoinsaturées est d'utiliser l'huile d'olive comme corps gras d'assaisonnement. Sa saveur particulière permet aux diabétiques qui la consomment, de découvrir ou de retrouver les "senteurs" de la cuisine méditerranéenne et de bénéficier des vertus du régime méditerran@?en dont les avantages médicaux sont vantés depuis plus d'une dizaine d'années.

Les poissons

mieux que la viande ? Les poissons à chair blanche, ont l'avantage d'avoir une teneur en graisses très limitée. Pour cette raison, leur consommation est souvent préconisée dans les régimes amaigrissants en remplacement de la viande. Les poissons gras sont eux mêmes moins caloriques que les viandes maigres. De plus, cette dernière variété de poisson possède l'avantage d'apporter des acides gras polyinsaturés qui possèdent des propriétés protectrices contre l'athérosclérose. Ceci ne signifie pas pour autant que la consommation de poissons doit devenir excessive, mais manger du poisson deux à trois fois par semaine paraît une excellente mesure pour la santé de tous les individus qu'ils soient diabétiques ou non.

Le vin

pour compléter la redécouverte du paradis Crétois perdu En petite quantité (2 verres par érer que 3 kg environ seront perdus sous forme de masse grasse et 1 kg sous forme de masse maigre. te de poids totale. Ainsi pour un sujet dont la perte de poids est de 4 kg par mois, on peut consid même dans les meilleures conditions la perte de masse maigre représente le 1/3 ou le 1/4 de la pere, c'est à dire de masse musculaire, sont les plus modestes. Il convient toutefois de souligner queé aux diabétiques en surpoids. C'est également avec ce type de régime que les pertes de masse maigra perte de poids est de l'ordre de 3 à 4 kg par mois. C'est donc ce type de régime qui est conseillc'est à dire avec une restriction calorique de l'ordre de 30 % par rapport aux apports habituels, lut de la masse maigre et peu de masse grasse. Avec des régimes équilibrés, modérément restrictifs, manière judicieuse en privilégiant les graisses alimentaires considérées comme peu athérogènes, voie la table. Dans ces conditions, et comme pour les glucides, les graisses doivent être choisies de rt suffisant en graisses dans l'alimentation est donc une nécessité, si on veut garder le plaisir des sauces riches en graisses, le plus souvent saturées : crème fraîche, beurre... Maintenir un appo ce n'est pas sans raison que beaucoup de bons plats ou de bonnes recettes de cuisine contiennent dr avec sa richesse en graisses. D'autre part, de nombreux arômes sont contenus dans les graisses et comme nous l'avons indiqué plus haut, le caractère onctueux de l'alimentation va en général de pai produits laitiers crémeux... Cette réduction ne va pas sans inconvénient sur le plan gustatif car,de réduire, chez le diabétique, la consommation des viandes grasses, des fromages, du beurre et desathérogènes. La plupart des graisses saturées étant d'origine animale, il est en général conseillé . Depuis de nombreuses années, les graisses saturées ont mauvaise réputation car considérées comme isses alimentaires sont réparties en 3 grandes classes : saturées, polyinsaturées et monoinsaturéesue n'échappe pas à cette règle, encore faut-il que le message soit correctement interprété. Les graituellement transmis à tous les sujets dont on veut réduire le risque cardiovasculaire. Le diabétiq réduire les saturées, privilégier les monoinsaturées : C'est le message qui est hab>

Conclusion

Manger mieux est donc possible chez le diabétique. Ceci ne signifie pas pour autant que le diabétique puisse faire "n'importe quoi ". L'important est de diversifier l'alimentation, de n'utiliser certains aliments que de manière occasionnelle en choisissant le moment le plus propice pour leur consommation. Souvent le diabétique quand il est en surpoids est obligé de manger moins, mais ceci n'est pas incompatible avec des repas agréables. Manger bien n'est pas forcément manger beaucoup. Le diabétique devrait être l'exemple du sujet qui maîtrise le mieux ses envies alimentaires tout en sachant reconnaître que les écarts diététiques, à condition qu'ils soient occasionnels, sont inévitables, voire même nécessaires de temps en temps, pour assurer le plaisir de la vie. Par ailleurs, de nombreux conseils prodigués aux diabétiques sont en fait valables pour toutes les personnes qui souhaitent avoir une bonne hygiène de vie. Manger des féculents et du pain en quantité suffisante, privilégier la consommation d'huile d'olive comme graisse d'assaisonnement, manger du poisson 2 à 3 lois par semaine, boire du vin en quantité modérée au moment des repas, réduire la consommation des graisses animales, des sauces, des fritures, sont des conseils qui devraient être suivis par tous ceux qui se soucient de leur santé. Dans ces conditions, l'alimentation du diabétique ne doit pas apparaître comme un régime exceptionnel, mais comme l'application de recommandations diététiques conseillées habituellement à tout individu, mais trop rarement suivies par chacun d'entre nous.

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