Une alimentation quotidienne variable

Nos amis d'outre manche ont vérifié le suivi quotidien de diabétiques insulinotraités pour savoir si les conseils d'une alimentation quotidienne équilibrée étaient bien suivis (Diabetic Medicine, 1993, tome10, pages 514-520) . Pour cela, ils ont choisi 92 hommes et femmes avec un diabète de type 1 ou un diabète de type 2, ils leur ont demandé de noter durant 7 jours soigneusement sur un cahier, tout ce qu'ils mangeaient et tout ce qu'ils buvaient. Surprise ou non , les résultats montrent des variations importantes chaque jour. Par exemple, la moyenne de la différence entre le repas le plus calorique et le repas le moins calorique pour les insulinotraités était de 955 calories. Parmi les sujets étudiés, un homme arrivait à une différence de 1328 calories entre le plus haut et le plus bas. Les variations entre les apports en glucides et en lipides étaient également très importante. Cependant les chercheurs ont noté malgré tout que les diabétiques montraient moins de différence que les personnes sans diabète. Les sujets de l'étude ont pourtant considéré qu'ils font très attention à leur alimentation. Un apport régulier à chaque repas de glucides, lipides, protides, vitamines, etc. est à la base de l'alimentation recommandée à un diabétique. L'alimentation équilibrée est une part essentielle du traitement du diabète, aussi il est probable qu'il faut renforcer la formation diététique des patients et peut être trouver de nouvelles formes d'apprentissage. Continuer de lire régulièrement les articles consacrés à la nutrition dans Equilibre, ils ne peuvent qu'aider à améliorer l'équilibre alimentaire.

Régime pauvre en graisses ou pauvre en glucides ?

Plusieurs études ces dernières années ont montré que les régimes pauvres en glucides conduisaient à une perte de poids supérieure à court terme en comparaison des régimes pauvres en graisses. A plus long terme, 1 à 2 ans, les résultats sont plus mitigés. Une étude évaluant les effets à long terme (2 ans) soit d’un régime pauvre en glucides, soit d’un régime pauvre en graisses qui ont été analysés. Le principal critère d’évaluation était la perte de poids à 2 ans. Tous les participants ont eu une approche comportementale afin d’améliorer la perte de poids associée à ces deux régimes. L’étude a été menée dans trois centres, à Philadelphie, dans le Colorado et dans le Missouri. 307 participants de 45 ans d’âge moyen et d’indice de masse corporelle élevé (36) ont donc soit été traités par un régime hypoglucidique avec un apport limité de glucides (20 g par jour pendant 3 mois) sous forme de légumes à index glycémique bas et sans restriction de la consommation de graisses et de protéines. Après 3 mois, les participants du groupe hypoglucidique augmentaient leur prise d’hydrates de carbone de 5 g par jour jusqu’à obtenir le poids désiré stable. Dans le régime hypolipidique, l’apport lipidique était limité à 1 200 à 1 800 Kcal par jour, comportant moins de 30 % de calories sous forme de graisse. La perte de poids a été d’environ 11 kg à 1 an et de 7 kg à 2 ans. Comme résultat, il n’y avait pas de différence de poids, de composition corporelle ou de densité minérale osseuse entre les groupes quel que soit le moment de l’évaluation. Une perte de poids nette est donc possible aussi bien avec un régime hypolipidique qu’avec un régime hypoglucidique lorsqu’il est couplé à une approche comportementale. Le régime pauvre en glucides est cependant associé à des modifications plus favorables des facteurs de risque cardiovasculaire à deux ans.

Annals of Internal Medicine 3 août 2010