Lire une étiquette

La composition des aliments est une information obligatoirement écrite sur tout produit alimentaire. La taille minimum ne figure malheureusement pas dans la loi, de même que les quantités. Lorsque les produits sont listés dans la composition d'un aliment, le premier inscrit est celui qui est présent en plus grande quantité, et les autres suivent dans l'ordre de leur part respective. Il s'agit du poids, et non de calories. Donc si le beurre, ou l'huile, ou la matière grasse est en seconde position; elle peut être en première position pour les calories, puisque 1 gramme de lipides apporte deux à trois fois plus de calories qu' 1 gramme de glucides. Même s'il faut prendre des lunettes, l'information sur la composition est des plus précieuses.

Étiquetage, des signes d'achat pour faire de meilleurs choix

Avec plus de 30% d'adultes des États-Unis obèses, les scientifiques étudient toutes les solutions possibles pour aider la population dans ce pays. Deux études mettent la lumière sur des comportements concernant des choix de nourriture et sur la façon dont l’étiquetage et les magasins peuvent influencer les choix …. Une première étude analyse dans quelle mesure les personnes ont employé l'étiquette de composition et si cette utilisation a affecté leurs achats. Les auteurs ont constaté que 62 % de participants avaient observé les annonces nutritionnelles, 52% ont lu la liste d'ingrédients ce qui reste surprenant et 47 % ont lu la taille de portion. Des différences significatives dans la prise moyenne de calories, de graisse saturée, de cholestérol, de sodium, de fibres et de sucre entre les utilisateurs et les non-utilisateurs d'étiquette ont été observées. Si l'étiquette a un plus grand impact de santé publique, son taux d'utilisation devrait augmenter. Le passage aux couleurs rouge, jaune et verte pour identifier la qualité d’un produit sont toujours en discussion pour une signalisation plus facile, mais on se doute que les « lobbies alimentaires» ne sont pas absents, car la couleur verte sera le garant d’un surplus de vente et pas obligatoirement d’une meilleure alimentation. Une seconde étude de 6 semaines a concerné dans l’apposition d’une étiquette dans des magasins, indiquant les produits intéressants dans sept catégories de nourriture (céréale, pain, potage, biscuit, légume en boîte, barre de céréales et sauce salade). Il n'y avait aucun écart de prix entre les articles étiquetés ou non. Le pourcentage des ventes totales dans les céréales, le potage, et les biscuits, se sont accrues dans la catégorie étiquettée alors que celle du pain diminuait. L’augmentation des ventes des articles étiquetés a été de 3,6%, ce qui reste modeste. Comme on le voit les comportements ne sont pas toujours faciles à comprendre et avant de contraindre à un comportement idéal, la simple information est souvent le meilleur outil, en laissant aux personnes le libre choix.

Journal of the American Dietetic Association, Août 2010

Etiquettage des aliments : quel est le meilleur ?

Une étude pour déterminer le système d’étiquettage le plus acceptable et le plus efficace pour des consommateurs a été menée en Australie sur 790 Australiens pour déterminer leurs préférences et capacité à comparer la qualité de produits alimentaires. L’étiquettage des aliments est soumis à de nombreux règlements et suivant les pays on trouve des variantes importantes. Deux systèmes ont été comparés : - les couleurs (vert recommandé, orange moyen et rouge à éviter) - les pourcentages des différents nutriments Les couleurs seraient mieux perçues par l’ensemble de la population, alors que les pourcentages ne seraient perçus que par les personnes le plus socialement favorisées. « On permet actuellement fabricants de nourriture d'employer n'importe quel système d’étiquetage avec des slogans accrocheurs qui servent à confondre des consommateurs plus et ne permettent pas d’identifier rapidement et exactement les produits adéquats » précise le nutritionniste australien, auteur de l’étude. Il souhaite des règlementations plus contraingantes.

Congrès européen sur l'obésité, mai 2009.