Pourquoi les personnes avec un diabète marchent moins ?

C’est une observation qui a déjà été effectuée. Les obstacles qui ont déjà été identifiés auparavant sont la «peur de l'hypoglycémie", la présence de complications aux pieds et une «moindre envie de faire de l’exercice en présence de gens qui n'ont pas de diabète de type 2". Les autres obstacles sont le manque de soutien social, le manque de connaissance des types d'exercices à effectuer, des problèmes de santé, le manque d'installations sportives locales et une aversion pour l'exercice dans de mauvaises conditions météorologiques.

L'activité régulière de la marche est pourtant l'activité préférée des personnes atteintes de diabète. Cette étude confirme le fait que les diabétiques font moins d’exercice. De 2002 à 2004, 1 848 personnes ont été choisies au hasard. Elles ont été interrogées par téléphone au sujet de leur durée hebdomadaire de la marche ainsi que sur leurs chances d'augmenter leur activité physique, si chacun des sept obstacles était supprimé. Par rapport aux personnes non diabétiques, les diabétiques (129) avaient moins de chances de marcher. La « peur de blessure » est plus souvent déclarée comme obstacle par les diabétiques. Réduire la peur des blessures peut potentiellement augmenter l'activité physique pour les personnes atteintes de diabète, en particulier parmi les plus âgées et les personnes en surpoids. Côté santé publique, les principaux obstacles modifiables doivent être identifiés. L'activité physique est une pierre angulaire du traitement du diabète, et tous les moyens sont bons pour la développer.

Diabetes Care. Published online June 23, 2011

La vitesse de marche des personnes âgées peut prédire l'espérance de vie

Pour les deux sexes et à plus de 65ans, une vitesse de marche de 0,8mètres par seconde est corrélée avec une espérance de vie médiane, une marche plus rapide est en corrélation avec une plus grande espérance de vie. Les chercheurs ont évalué la relation entre la vitesse de marche et la survie en utilisant les données de neuf études. Chaque étude comprend au moins 400 personnes, les données la vitesse de marche au départ et le suivi pendant au moins 5 ans. Au total 34 485 personnes ont ainsi été observées, dont 1 765 de plus de 85 ans. Le suivi allait de 6 à 21 ans, avec une médiane de14 ans. La vitesse de marche varie fortement, de moins de 0,4 mètres par seconde à plus de1,4 mètres par seconde. La vitesse de marche d'environ 0,8 mètres par seconde a été associée à l'espérance de vie médiane prévue pour l'âge d'un sujet et le sexe. Les vitesses supérieures prédisent une espérance de vie plus longue que la moyenne, tandis que la vitesse de marche lente prédit une espérance de vie plus courte que la moyenne. Il reste évident que les limites fonctionnelles jouent un rôle de plus en plus important en fonction de l’âge, ce qui rend cette observation criticable.

Journal of American Medical Association, 4 January 2011

La marche rapide est bénéfique

Une nouvelle étude (INSERM, Paris, France) prouve que plus on marche vite, plus la mortalité cardiovasculaire baisse chez les personnes âgées. 3 208 hommes et femmes, âgés de 65 ans et plus ont été suivis durant environ 5 années. La vitesse de marche a été mesurée en demandant aux participants de marcher à leur vitesse habituelle, puis à leur maximum. Les résultats montrent que les personnes qui marchaient lentement avaient un plus grand risque de décès cardio-vasculaire comparé aux participants qui marchaient plus rapidement (3 fois). Les auteurs indiquent qu’il faut inclure ce paramètre dans une évaluation globale et qu’il faut bien entendu tenir compte de la forme physique des personnes. Ce travail met en lumière le rôle très important de la bonne forme physique chez des personnes plus âgées, comme d’ailleurs chez les autres. De toutes manières, il vaut mieux marcher lentement que ne pas marcher du tout, mais si l’on peut marcher un peu plus vite cela semble profitable.

European Journal of Cardiovascular Prevention and Rehabilitation, 7 décembre 2009

Une marche rapide de 30 minutes par jour réduit le risque de mortalité

Cette observation vient d’être effectué dans une étude pour des patients hypertendus présentant le diabète et le taux de réduction était de 62%. L'activité physique est une partie intégrante de la prévention et de la gestion de l’hypertension et du diabète. 2 163 hommes de 61 ans an moyenne et cette étude le confirme. Les résultats soutiennent un fort lien entre les niveaux de forme physique et le risque de mortalité, en notant que des bénéfices significatifs sont observés avec des niveaux relativement modestes d'exercice, comme des promenades en marche rapides et quotidiennes d'environ 30 minutes.

American Society of Hypertension, Congrès annuel, mai 2010