L'exercice physique et passage de l'insuline

Souvent il a été dit que l'exercice physique, en faisant travailler les muscles proches du lieu d'injection (cuisse pour le vélo, bras et jambe pour le tennis, etc.), accélérait le passage de l'insuline dans le sang. Ceci est seulement vrai pour l'insuline rapide et dans la première heure qui suit l'injection. La vitesse de passage de l'insuline lente dans le sang n'est pratiquement pas modifiée.
Par contre l'efficacité de l'insuline au niveau des cellules est toujours nettement améliorée par l'exercice. De même la combustion du glucose par les cellules musculaires est toujours plus élevée lorsque ces derniers travaillent.

Les malaises hypoglycémiques observés après un exercice semblent plus dues à ces phénomènes qu'au lieu d'injection, même s'il faut tenir compte de ce dernier. Pour la vitesse de passage de l'insuline, le massage du lieu d'injection est comparable au travail musculaire du territoire proche.
La dépense calorique et la reconstitution des réserves après le travail musculaire accentuent le risque d'hypoglycémie jusqu'à 24 heures après un exercice intense. La nuit, après un exercice physique important, l'organisme reconstitue ses réserves et stocke une partie du glucose circulant dans le sang. C'est tout l'intérêt du contrôle glycémique avant le coucher. Il est très important de bien se resucrer après une journée d'exercice et particulièrement avant le repos nocturne.