Diabète, QI, compétence....

Impact du quotient intellectuel (QI) sur le risque cardiovasculaire

L’impact délétère des facteurs socio-économiques sur les risques de santé comme le diabète et les maladies cardiovasculaires (tabac, alcool, alimentation…) ont souvent été décrits, mais cette nouvelle étude sur le QI apporte des interrogations et aura besoin, sans aucun doute, de confirmations. Elle montre l'importance relative du QI sur le risque cardiovasculaire. Elle dévoile que de faibles degrés d'intelligence sont associés à des taux de maladies cardiovasculaires et de mortalité totale supérieurs à ceux constatés pour les autres facteurs de risques, exception faite du tabac. Pourtant les catégories supérieures (que l’on peut supposer avoir un QI élevé) sont souvent montrées comme une cible particulière à ce niveau. Les données ont été recueillies en 1987 auprès d'un groupe de 1145 hommes et femmes âgés d'environ 55 ans et suivis durant 20 années. Taille, poids, tension artérielle, tabac, activité physique, niveau d'éducation, métier et QI ont été collectés. La force relative du risque a été mesurée au moyen d'un « indice d'inégalité ». Appliqué aux cinq risques principaux, cet indice relatif d'inégalité s'élevait à 5,58 pour le tabagisme, 3,76 pour le QI, 3,20 pour les faibles revenus, 2,61 pour l'hypertension et 2,06 pour l'activité physique réduite. Le QI pourrait donc s'avérer un facteur déterminant des inégalités en matière de santé, juste derrière la classe sociale. En terme de prévention, il est pourtant judicieux de voir toujours la personne dans sa globalité et une personne même avec un faible QI qui a une bonne qualité de vie a certainement un risque plus faible qu’une personne avec fort QI, mais qui a une très mauvaise qualité de vie.

European Journal of CardiovascularPrevention and Rehabilitation, février 2010

Niveaux d’HbA1c, compétence, intelligence…

Plus les niveaux de HbA1c montent, plus la fonction cognitive tombe chez les personnes avec un diabète de type 2. En revanche, les faibles taux de glucose n’auraient pas d’influence à long terme sur cette fonction. Cette analyse illustre que l'hyperglycémie chronique semble être associée à une défection de la fonction cognitive chez les personnes avec du diabète. La conclusion précise que les stratégies pour abaisser des niveaux de HbA1c ou empêcher son élévation peuvent favorablement affecter la fonction cognitive. En quelque sorte plus l’HbA1c est basse plus l’intelligence s’améliore.

Diabetes Care 2009, Mars 2009

En cliquant sur les choix proposés dans le menu à gauche vous obtiendrez des informations complémentaires extraites de publications scientifiques ou autres manuels, à lire avec prise en compte de vos propres besoins et souhaits.