Diabète et professionnels de santé

L’empathie du médecin est associée à la compétence clinique

L'empathie est une notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'une autre personne. La qualité de la relation médecin-patient fait partie intégrante de résultats positifs d’un traitement, mais les données pour confirmer ces croyances sont difficiles à trouver. Une équipe de recherche du Jefferson Medical College à Philadelphie a été en mesure de justifier que l'empathie du médecin est un facteur important associé à la compétence clinique. Les participants à cette étude étaient 891 patients diabétiques, traités entre juillet 2006 et juin 2009 par 29 médecins dans le département de médecine familiale et communautaire. Les chercheurs ont utilisé l'échelle de Jefferson de l'empathie, élaboré en 2001 comme un instrument de mesure de l'empathie dans le contexte de l'enseignement médical et les soins aux patients. Pour mesurer la façon dont l'empathie du médecin affecte le traitement d'un patient diabétique, les chercheurs ont utilisé les résultats d'hémoglobine A1c en fonction des normes classiques. La probabilité d'un bon contrôle était significativement plus élevée chez les patients des médecins avec des scores elevés d'empathie que chez les patients des médecins ayant de faibles résultats. Inversement, la probabilité d'un mauvais contrôle était significativement plus faible chez les patients des médecins avec des scores d'empathie. Ces résultats suggèrent que l'empathie doit être considérée comme une composante intégrante de la compétence d'un médecin. Les résultats montrent que les médecins avec des scores d'empathie élevées avaient de meilleurs résultats cliniques que les médecins avec des scores plus faibles. Il semble donc très utile d’avoir une bonne relation avec son médecin, ce qui ne surprend personne.

Université Thomas Jefferson, PhiladelphieQ

Le simple fait d’accepter un essai clinique améliore le contrôle glycémique

Le rôle de la personne dans la prise en charge du diabète est essentiel. Les interventions sur le comportement améliorent souvent la glycémie, mais dans une étude, il n’est pas facile de mesurer l’effet de la motivation du patient ou l’intervention des soignants. Si l’ « effet placebo » est mesuré lors de la prise d’un médicament sans principe actif, il y a un certain nombre d´arguments pour penser que le contrôle glycémique des patients bénéficie simplement de la participation à un essai clinique. Dans cette étude, les taux d’hémoglobine glyquée ont été mesurés au moment où la proposition d’entrer dans un essai clinique est faite et ensuite juste avant avant le début de l’essai (une période de quelques mois). Sans aucun changement de traitement entre ces deux périodes, la baisse observée pouvait aller jusqu’à 0,25%. Il semble donc que le patient supposé entrer dans un essai clinique, développe sa motivation, mais il peut être aussi mieux considéré par les professionnels de santé et améliore ainsi ses paramètres.

Diabetes Care, décembre 2007

Le rôle des pharmaciens dans la prise en charge du diabète

En dehors de la vente de la vente de médicaments, le rôle des pharmaciens ne suscite pas toujours beaucoup d'attention. Une étude récente prouve que quand les pharmaciens participent directement, ils réduisent de manière significative des coûts de traitement et améliorent des résultats du traitement du diabète. Les patients concernés avaient été identifiés par leurs soignants comme ayant de la difficulté pour maîtriser l’équilibre de leur diabète. Il n'était pas rare de voir parmi eux des personnes avec des glycémies à 400 mg/dl. Les pharmaciens avaient un échange d'une heure avec chaque patient, ils avaient connaissance de leurs dossiers (nutrition, médicaments, etc...). Ensuite, les patients pouvaient appeler ou prendre des rendez-vous avec les pharmaciens qui leur apportaient un soutien aux suggestions médicales (changements de médicaments, de dosages, de mode de vie). Les résultats très positifs de cette enquête montre que les pharmaciens devraient être mieux impliqués dans la chaîne de soins. Cette démarche est très proche de l’accompagnement proné par l’AFD et montre bien qu’une bonne prise en charge du diabète nécessite de ne sous-estimer aucun acteur.

Journal of the American Pharmacists

Les pharmaciens prouvent leur important rôle dans la gestion du diabète

Les pharmaciens américains montrent pourquoi ils doivent jouer un rôle majeur dans le traitement du diabète et le programme éducatif. L'étude a comporté 573 patients, dans dix villes, sur une période de deux ans (patients avec un traitement pris en charge par leurs entreprises). Après une information et des sessions d’information aux patients, des améliorations significatives ont été observées pour l’hémoglobine glyquée HbA1c, le taux de cholestérol et la pression artérielle, ainsi qu’un meilleur suivi de l’œil et du pied. Une meilleure utilisation et information sur les médicaments entraînait même une économie financière. Les pharmaciens français semblent suivre une orientation similaire.

Journal of the American Pharmacists Association, May/June 2009

En cliquant sur les choix proposés dans le menu à gauche vous obtiendrez des informations complémentaires extraites de publications scientifiques ou autres manuels, à lire avec prise en compte de vos propres besoins et souhaits.