Obésité et diabète

Les taux d'obésité demeurent inchangées aux Etats Unis

Aux Etats Unis, le nombre d'enfants et d'adultes obèses est resté stable au cours des dernières années, révèlent deux rapports. Les chercheurs gouvernementaux révèlent que, qu'en 2010, environ un adulte sur trois et un enfant ou adolescent sur six étaient obèses (IMC>30). Le grand public serait devenu plus conscient des conséquences sanitaires de l'obésité, mais les comportements n'ont pas changés. La seule constatation optimiste est la stabilité car plusieurs projections avaient prévu une augmentation.

Journal de l'American Medical Association, 17 Janvier 2012.

Les baby boomers survivront à leurs enfants

C'est une prévision provocatrice, due à l'épidémie d'obésité, qui concerne en premier lieu les Etats Unis. Mais une nouvelle étude du système de santé du Michigan montre les tendances d'obésité deviennent plus lourde à un plus jeune âge, en conséquence, l'étude suggère que l'impact sur des maladies chroniques et l'espérance de vie puisse être plus mauvais que précédemment pensé. Les chercheurs rapportent que 20% des personnes nées entre 1966 et 1985 étaient obèses entre 20 et 29ans. Parmi leurs parents, nés entre 1946-1955, le niveau d'obésité n'a été atteint que beaucoup plus tard. La prévision, faite en 2005, pour une espérance de vie réduite au 21ème siècle, a été basée sur la prédominance d'obésité de la période 1988-1994, mais comme cette épidémie ne s’arrête pas, les prévisions sont encore plus pessimistes. De plus l’inégalité sociale accentue encore cette évolution. Nos politiques de santé publique doivent donc évoluer rapidement.

International Journal of Obesity, 12 avril 2010

Une bonne qualité de soins avec l’obésité

Afin de déterminer si la performance concernant des mesures de qualité des soins de patients en ambulatoire était différente en fonction du poids, les données concernant deux populations américaines ont été analysées au niveau national, d´une part un échantillon de bénéficiaires du statut Medicare de 36 122 patients entre 1994 et 2006, d´autre part un échantillon des bénéficiaires de la prise en charge par l´administration des anciens combattants (Veterans Health Administration) de 33 550 patients en 2003-2004. Huit mesures de performances concernant la prise en charge du diabète, la vaccination contre le pneumocoque, la vaccination contre la grippe, la mammographie de dépistage et les frottis vaginaux ont été étudiés à partir de données administratives, d´enquêtes et d´études rétrospectives des dossiers. Selon l´analyse de tous ces indices de performance des soins, il apparaît même que sur plusieurs éléments, les taux de succès étaient marginalement supérieurs chez les sujets obèses ou en surpoids en comparaison des sujets de poids normal. Par exemple, en terme de prise en charge du diabète chez les bénéficiaires de Medicare, les patients obèses diabétiques avaient plus souvent une prise en charge adaptée pour le dépistage d´une dyslipidémie et un dosage d´HbA1c que les sujets diabétiques de poids normal. Toutes ces données étaient ajustées pour les facteurs sociodémographiques, l´état de santé, la complexité clinique et la fréquence des visites. En conclusion, même s´il reste exact que les médecins ont souvent des attitudes négatives vis-à-vis de l´obésité ou des obèses, ces attitudes, néanmoins, ne se traduisent pas par une moins bonne prise en charge selon les critères analysés dans cette étude, au moins dans la population américaine.

Journal of American Medical Association, 7 avril 2010

L´indice de masse corporelle et les années perdues

Scrutées dans plus de 50 études le devenir de 900 000 personnes a été étudié en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC = Poids sur la taille au carré). En moyenne leur IMC varait de 21 à 29 kg/m². La mortalité globale était la plus basse entre 22 et 25, la norme. 5 kg/m2 en plus était associé à environ à 30 % de mortalité supplémentaire et de 60 à 120 % pour la mortalité diabétique. L’association inverse avec l’IMC est observé seulement pour la maladies respiratoires. En quelque sorte, pour vivre longtemps, il faut avoir un poids normal et ne pas fumer.

The Lancet, 7 Avril 2009

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