Le diabète de type 2 déferle sur l´Asie

Pendant longtemps, la population asiatique était considérée pratiquement exempte de diabète. L’étude en référence étudie toutes les données épidémiologiques entre Janvier 1980 et Mars 2009 sur le diabète de type 2. La fréquence du diabète dans ces pays a progressé très rapidement dans ces pays comme partout. En 2007, plus de 110 millions de sujets vivant en Asie avaient un diabète avec une proportion très i mportante de diabétiques chez l es jeunes et les sujets d´âge moyen. Bien enetendu, les causes sont les mêmes qu’en occident : surpoids, obésité, sédentarité. Il y a également beaucoup de diabète gestationel. Comme le diabète tend à survenir plus jeune, le risque de complications entraîne un problème de santé publique majeur.

Journal of American Medical Association, 27 Mai 2009

La médecine traditionnelle dans la banlieue ouest de Tokyo

Bien que la plupart des diabétiques japonais soient traités dans les centres spécialisés au Japon, une part très importante a suivi des pratiques médicales traditionnelles que l'on pourrait comparer aux pratiques des "guérisseurs" dans notre pays. M. Miyakawa rapportait au dernier congrès de l'IDF, que 47 % des diabétiques consultant dans les hôpitaux de l'ouest de Tokyo avaient utilisé des traitements de médecine traditionnelle japonaise. 80 types de traitement utilisés conjointement ou séparément ont pu être identifiés. Entre autres, on peut citer différentes variétés de thé (Houttuynia, Oolong), du sucre non raffiné, des feuilles d'aloès, des herbes médicinales chinoises, du vinaigre noir, des feuilles de kaki, du pancréas de boeuf ou de porc, de la poudre de vipère et l'exorcisme. Pour 64 % ces traitements ont été suivis sur les conseils d'amis. Leur coût s'élevait en moyenne à 300 Francs par mois. La moitié des diabétiques ont abandonné le traitement car ils n'avaient remarqué aucune amélioration. Cette démarche peut apparaître surprenante, mais souvent en France le recours à ces pratiques est sous-estimé. Les patients en désespoir de cause, comme on ne trouve pas de traitement à leur mal, se tournent vers des pratiques qui apparaissent d'un autre âge. Le grand danger qu'il faut toujours souligner est de délaisser des pratiques de médecine scientifique qui ont prouvé leur efficacité au profit de thérapeutiques non fiables qui peuvent comporter certains dangers.

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