Diabète et coeur

Infarctus aigü du myocarde et équilibre glycémique

Le risque cardiaque très élevé chez les diabétiques est confirmé par de nombreuses hospitalisations pour cette cause avec des glycémies d’entrée assez élevées. Souvent l’équilibre glycémique durant le traitement d’un infarctus myocarde en phase aigü à l’hôpital n’est pas considéré comme prioritaire, mais il le deviendra peut être. Près de 8000 patients dans cette situation ont été étudiés (avec des glycémies supérieurs à 140 mg/dl à l’admission). Les résultats montrent que lorsque, durant le traitement, la moyenne glycémique est ramenée à un taux adéquat (entre 80 et 130 mg/dL) la mortalité était très fortement abaissée. Les auteurs signalent que c’est juste une observation, et qu’elle justifie un approfondissement. Il semble que ce soit uniquement le niveau de glucose qui a un effet car il n’y a aucune différence entre l’insuline et un autre traitement.

Arch Intern Med. 2009;169:438-446

Une fréquence cardiaque élevée au repos peut raccourcir la vie

Un lien direct entre la fréquence cardiaque au repos et le risque de décès chez les personnes atteintes de la maladie cardiaque stable a été constaté dans une étude. Comparativement aux patients atteints de maladies cardiaques avec une plus basse fréquence cardiaque au repos (58 battements par minute ou moins), ceux qui avaient une fréquence cardiaque de repos supérieure à 78 avaient un risque accru de 39% d'un événement majeur vasculaire, de 77% de décès par maladie cardio-vasculaire et une augmentation de 65% le risque de décès toutes causes confondues .... Ils étaient également plus de deux fois plus susceptibles d'être hospitalisés pour insuffisance cardiaque par rapport aux sujets avec la plus basse fréquence cardiaque. Un rythme cardiaque normal pour les adultes en bonne santé se situe entre 60 et 100 battements par minute. Une fréquence cardiaque plus élevée est un marqueur pour une espérance de vie plus courte. Ces résultats proviennent de données recueillies auprès de 31 531 patients de partout dans le monde qui ont été suivis pendant plus de quatre ans. Une activité régulière et un entraînement physique régulier peuvent aussi diminuer une fréquence cardiaque au cours du temps.

European Heart Journal, Août 2010

Le diabète serait lié à un battement de coeur irrégulier

Le diabète est lié à un risque plus élevé de développer la fibrillation auriculaire, le genre le plus commun de cette arythmie, montre une nouvelle étude….Les chercheurs ont également constaté que ce risque augmentait avec l’ancienneté du diabète et le mauvais équilibre. Ils ont observé que le risque était 40% plus élevé avec le diabète. Avec une HbA1c à 9% le risque était doublé, par contre avec une HbA1c à 7% le risque était similaire aux non diabétiques. Donc lorsque des palpitations sont ressenties, il n’est pas inutile de penser à cette fibrillation auriculaire et la traiter, même si ses conséquences ne sont pas dramatiques.

Journal of General Internal Medicine, April 2010

Type 1 et Type 2 face au coeur

Des glycémies moyennes élevées sont commune à tous les diabètes, cependant le diabète de type 1 n’a pas l’insulinorésistance qui favorise le développement des complications cardiaques chez le diabétique de type 2. Si pour les petits vaisseaux, l´hyperglycémie est le facteur majeur des complications microvasculaires (diabète de type 1 et diabète de type 2). Pour les gros vaisseaux, elle semble jouer un rôle majeur dans le type 1, mais son rôle dans le diabète de type 2 est plus critiqué. Une équipe finlandaise a donc comparé le risque de décès par pathologie cardiovasculaire et l´impact des glycémies élevées sur cette mortalité cardiovasculaire associé au diabète de type 1 et au diabète de type 2. Les résultats montrent que la mortalité cardiovasculaire est très comparable entre les 2 types de diabète. Cependant, le rôle de la glycémie semble très différent pour les diabètes de type 1 et les diabètes de type 2. Une élévation de 1 % de l´hémoglobine glyquée augmente la mortalité cardiovasculaire de plus de 50% chez les diabétiques de type 1, mais de moins de 10 % chez les diabétiques de type 2. Il faudra encore attendre d’autres études, pour confirmer cette observation. En conclusion, on peut retenir si le diabétique de type 1 comme tout un chacun doit avoir les mêmes attitudes préventives (pas de tabac, alimentation équilibrée riche en fruits et en légumes, exercice physique…) il doit apporter une attention particulière à son hémoglobique glyquée, mais nous en sommes déjà tous convaincus. Par contre l’objectif de la glycémie normale chez le diabète de type 2 ne doit pas faire oublier les autres facteurs de risque cardiaque, quelquefois plus importants (cholestérol, hypertension,…).

Diabetes Care Mai 2008

Le coeur diabétique: une amélioration

Dans les pays développés et au cours des 30 dernières années, la mortalité cardiaque a baissé. La réduction des facteurs de risque et de meilleurs traitements sont les facteurs essentiels. Pendant ce temps, le diabète s'est développé et il joue un rôle majeur dans les complications et la mortalité cardiaque. Plusieurs enquêtes montrent que la situation s'améliore aussi pour les diabétiques. Cependant la mortalité cardiaque reste toujours plus de 2 fois supérieure chez les diabétiques en comparaison des non diabétiques.

British Medical Journal, 1 juillet 2008 et 23 août 2008

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