Que Manger?

Les Poissons

Toutes les études montrent son rôle essentiel dans un alimentation équilibrée pour tout le monde y compris les diabétiques
Les poissons doivent être considérés comme une des plus grandes ressources de l'alimentation. Les hommes recherchèrent de tout temps cette nourriture saine et délicate, et Montesquieu attribue la grande population de Chine à l'usage fréquent du poisson. Favorisées par le voisinage de la mer, les populations grecques , en s'adonnant à la pêche, s'attachèrent à distinguer les meilleures espèces. Les cuisiniers grecs savaient donner aux poissons diverses préparations dont il est parlé dans les anciens auteurs qui ont écrit sur la diététique; ils avaient plusieurs manières de les apprêter avec le sel, de les mariner avec de l'huile et des aromates, et le poisson en escabèche des italiens et des espagnols n'en est sans doute qu'une imitation. Aussi nous savons, malgré le peu de notions qui nous sont parvenues sur la cuisine grecque, qu'on préparait alors la chair de l'espadon avec de la moutarde, celle du congre avec du sel et de l'origan, la daurage avec de l'huile, du vinaigre et des pruneaux. Galien fut le premier qui prescrivit de saler le thon, parce que dans cet état sa chair est moins compacte. Alexandre Dumas (Le grand dictionnaire de cuisine)

Pourquoi les huiles de poissons améliorent le traitement du diabète ?

Des chercheurs américains de Californie ont identifié le mécanisme moléculaire qui rend les acides gras oméga-3 aussi efficaces dans la réduction de l'inflammation chronique et résistance à l'insuline ... Cette découverte pourrait conduire au développement d'un remède alimentaire simple pour des millions de personnes souffrant de diabète et d'autres conditions. Ils ont identifié un récepteur clé sur des macrophages, variété de cellules très fréquentes dans la graisse des personnes en surpoids. Les macrophages sont des globules blancs spécialisés qui engloutissent et digèrent les débris cellulaires et les pathogènes. L'obésité et le diabète sont étroitement corrélés, de même que d’autres maladies comme le cancer et les maladies cardiovasculaires bénéficient des bénéfices des omégas 3. Les acides gras oméga-3 activent ce récepteur des macrophages, entraînant de larges effets anti-inflammatoires et l'amélioration de sensibilité à l'insuline. Les acides gras oméga-3 en intervenant sur ce récepteur, empêchent la réponse inflammatoire. En testant cette découverte, le travail montre comment les huiles de poisson peuvent le faire naturellement. L’obésité, le diabète, le cancer et les maladies cardiovasculaires grâce à une telle supplémentation alimentaire simplesont directement concernés. Plus de recherche est nécessaire, car si l'huile de poisson constitue une réserve, la dose efficace n’est pas connue. Une forte consommation d'huile de poisson a été associée à un risque accru de saignement et d'accident vasculaire cérébral chez certaines personnes.

Cell, 9 Février 2010

Le poisson bénéfique pour les reins

La consommation de poisson au moins deux fois par semaine semble réduire l'incidence de la maladie rénale chez les patients atteints de diabète, selon les conclusions d'une vaste étude britannique. Sur 22 000 sujets étudiés 517 étaient atteints de diabète, 8,3 % avait de la microalbuminurie, indice de début de la complication rénale. Suite au questionnaire alimentaire, parmi ceux-ci 18 % mangeaient du poisson moins d’une fois par semaine, opposé aux 4 % qui en mangeaient plus de deux fois par semaine. Après avoir ajusté les données cliniques, sociales, démographiques, le mode de vie, et les facteurs alimentaires, la consommation de poisson ordinaire demeure donc un facteur favorable. Cependant l’équilibre glycémique et tensionnel restent encore les meilleurs moyens de prévenir la complication rénale, même si le poisson peut aider un peu.

American Journal of Kidney Diseases, en Novembre 2008

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